DOSSIERS

Quand un sujet est trop vaste, et qu’un simple article ne suffit pas à l’épuiser, il faut persévérer et écrire encore. Voilà le but de ces dossiers : prolonger la réflexion sur les grands thèmes qui traversent les débats contemporains pour en explorer toutes les facettes, pour multiplier les points de vue.

Habiter et se déplacer : les enjeux de demain

Nous vivons dans une société où se multiplient les flux : de personnes, de biens, de services. Ces flux et leur accentuation ont notamment été permis par les transports. La construction d’infrastructures lourdes (routières, ferroviaires, maritimes, etc.) ainsi que l’aménagement des villes pour accueillir les mobilités douces comme le vélo et les transports en commun ont participé à redessiner les territoires et à en désenclaver certains. Les transports participent à la création de nouveaux bassins d’emplois, donnent la liberté de pouvoir habiter ailleurs que dans les grandes villes, rendent les territoires davantage attractifs, etc. Pour autant, les transports doivent aujourd’hui être repensés. Sur la dimension écologique d’abord, car ils sont responsables d’une grande partie des émissions de gaz à effet de serre. Sur la transformation des territoires ensuite, en lien avec leur impact sur nos déplacements et nos lieux de vie.

L’ouverture à la concurrence : la solution miracle pour rendre le transport ferroviaire de nouveau attractif ?
Suite à l’adoption de réglementations européennes, les pays de l’Union ont eu l’obligation d’ouvrir le marché ferroviaire à la concurrence au début du XXIème siècle. Ceci explique en partie l’adoption en France de différentes législations, notamment de la loi pour un nouveau pacte ferroviaire en 2018. La mise en concurrence de ce secteur s’inscrit dans une tendance globale de déréglementation des monopoles publics. Face à l’attrait que suscite encore la voiture individuelle, l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire a rapidement été brandi comme la solution miraculeuse pour le rendre plus attractif, en engendrant : la baisse des prix, l’amélioration de la régularité ou encore l’augmentation des dessertes. Mais peut-on réellement compter sur l’ouverture à la concurrence pour réduire l’utilisation de la voiture individuelle et les maux qui frappent le transport ferroviaire ? Alors que la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a annoncé il y a quelques mois confier le contrat d’exploitation de la ligne Marseille-Nice à Transdev, une société concurrente de la SNCF et que le dernier rapport du GIEC rend responsable les voitures individuelles de 17% des émissions de gaz à effet de serre il est urgent de s’interroger sur l'intérêt de l'introduction de la concurrence.
Reconsidérer la dimension spatiale du social et de l’économique

les nouveaux récits écologiques

Qu’est-ce finalement que l’écologie politique ? Toutes les pensées, toutes les philosophies qui font de la préservation de l’environnement une urgence vitale, une priorité absolue tant sociale que politique. Mais combien d’écologies politiques y a-t-il ?

Pour voir plus clair dans ce foisonnement nous entreprenons ici de faire un tour d’horizon des grands courants, des grands auteurs de l’écologie politique et de porter sur eux un regard critique afin de dessiner les contours d’un grand récit écologique pour notre siècle.

La convivialité : une techno-critique pour résoudre les crises écologiques.
Depuis la seconde moitié du XXème siècle, les pollutions et exploitations du mode de production et des institutions capitalistes sont de plus en plus visibles et contestées. Cette situation va mener plusieurs intellectuels à formuler critiques et réflexions sur la technique et les outils responsables de l’aliénation individuelle à l’ère du productivisme. Au prisme de cette analyse sera développé un concept-clé de l’écologie politique : la convivialité.
L’écologie républicaine : entretien avec Chloé Ridel
L’éthique environnementale ou l’idée d’une valeur intrinsèque de la nature

peuple et institutions

Que sont , finalement, nos institutions ? Sont-elles réductibles à des administrations bureaucratiques ? Ou bien sont-elles l’émanation du plus profond de la société toute entière, voire du peuple qui se pose comme sujet de son histoire ? Que veut dire « instituer » et quelle est la différence avec « constituer » ? Nous entreprenons ici de comprendre ces institutions qui nous gouvernent.

S’expliquer avec Saint-Just
« Ni Soboul, Ni Furet ». Voilà le cri lancé par Miguel Abensour aux esprits dogmatiques qui voudraient enfermer l’événement Révolution française dans l’alternative stérile entre apologie naïve et « préfiguration du totalitarisme ». Abensour, aidé en cela par l’œuvre de Remo Bodei, propose une nouvelle lecture de l’événement révolutionnaire, et de l’action des jacobins, en le confrontant aux écrits de Spinoza. Parmi les éléments souvent passés inaperçus, la compréhension fine des passions politiques développée par les jacobins, et l’un de leur principal représentant : Saint-Just. La théorie des institutions qui en ressort n’est certes pas dénuée de contradictions, voire d’idéalisme, mais en poursuivant dans la direction donnée par Remo Bodei et Miguel Abensour, il est possible de retrouver le « coup de génie » de Saint-Just.
Engager la grande bifurcation, oui mais comment ? (1/2)
Revenir à la théorie de l'Etat social

Les Oracles

Nous avons intitulé « les Oracles » ce dossier consacré à l’influence des nouvelles technologies du numérique dans le champ politique et dans notre organisation sociale contemporaine.

Les nouveaux oracles : comment les algorithmes prédisent le crime ?
Entretien avec Vincent Berthet et Léo Amsellem
Comment établit-on des modèles prédictifs ? Comment les algorithmes sont-ils utilisés dans les domaines de la justice, de la police et du renseignement ? Quels sont les biais et les risques inhérents à une telle utilisation ? Enfin, quel impact les algorithmes prédictifs ont-ils sur notre système démocratique ? C’est à toutes ces questions que tente de répondre l’excellent ouvrage de Vincent Berthet et Léo Amsellem “Les nouveaux oracles, comment les algorithmes prédisent le crime ?”. Pour Le Temps des Ruptures, ils reviennent sur tous ces enjeux et tracent un nouveau compromis entre utilisation efficace et protection des libertés publiques.

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