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Que se passe-t-il donc dans la tête de François Bayrou ? Certaines mauvaises langues, y compris dans le socle commun, ont depuis longtemps jasé sur les faiblesses et les carences du Premier ministre : des journées de travail aussi légères que sa connaissance des dossiers, une confusion patente dans ses propos. Renversons un instant la focale et attribuons à notre Béarnais de Premier ministre le mérite de son incompétence.
Qui s’étonne désormais des bafouillements à la tribune, des incohérences entre deux phrases. Les députés de la commission d’enquête sur les violences en milieu scolaire qu’il y avait de la mauvaise graine à redresser et des menaces très éducatives. Les partenaires sociaux ont dû être ravis d’apprendre mardi dernier le retour du paritarisme d’après-guerre et du succès du conclave sur les retraites dans la bouche de François Bayrou dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Il n’y avait qu’un pas à faire jusqu’à l’annonce que la maquette budgétaire était achevée et que le naufrage de nos finances publiques allait être colmatée. Comparaison n’est pas raison et il ne faut pas abuser des maximalismes mais il y a néanmoins quelque chose de trumpien dans la manière qu’à ce monsieur de considérer la réalité. Les échecs sont des succès, les erreurs des coups de génie et la prise en défaut relève de la gageure pour les opposants ou les journalistes.
Au-delà de l’instinct de survie politique, il y a quelque chose de plus remarquable qui semble relever d’une théorie du vide politique. La sanction en général, et la motion de censure en particulier, ne peuvent pas être des actions. Elles ne peuvent être des réactions à des faits significatifs. Or rien, absolument rien n’est significatif dans ce qu’a fait François Bayrou depuis six mois. Les socialistes l’ont appris à leurs dépens depuis leur choix de la non-censure en décembre. Pensant entrer dans une logique de compromis, ils ont négocié avec un marchand qui n’avait rien à vendre. Et qui a eu beau jeu, par deux fois, de moquer vertement des motions de censure par la suite vide de sens, car elle n’avait rien à censurer. Le budget était couvert par le conclave, le conclave doit désormais être couvert par le prochain budget.
Le pilote est dans la cabine avec les passagers et attend sereinement l’atterrissage. Cela peut cependant légitimement nous inquiéter pour deux raisons. La première tient à la réalité de nos comptes publics. Les quarante milliards d’euros d’économies ne sont, eux, pas vides de sens. Et il est à craindre que pour sauver son siège le Premier ministre s’en remette à l’expédient le plus facile : l’année blanche et le sacrifice des plus précaires avec l’assentiment gourmand du Rassemblement national. La seconde raison est plus profonde et en cela plus grave. Sondeurs, chercheurs, commentateurs s’unissent, comme rarement pour le dire : on observe une autonomisation croissante de la vie d’un peuple et d’une nation de sa sphère politique. Les champs s’autonomisent, on fait avec, ou plutôt sans politique. Les précédents sont délétères et la démocratie n’en est jamais sortie grandie.
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